119 partis politiques se sont déjà enregistrés pour pouvoir prendre part aux prochaines joutes électorales. Cependant, plusieurs autres partis politiques s’abstiennent à manifester leur intérêt pour les élections dans ces conditions sociopolitiques. Cela n’empêche pas que l’organisation des élections soit la priorité du Premier ministre Ariel Henry.
119 partis politiques devront concourir aux prochaines élections présidentielles et législatives. Des structures politiques comme le Rassemblement des démocrates nationaux progressistes (RDNP) comptent bien participer aux élections avec ce Conseil électoral provisoire (CEP) décrié, dont les membres qui n‘ont jamais prêté serment sont nommés irrégulièrement selon plusieurs structures de la société civile. Eric Jean Baptiste, l'actuel secrétaire général du RDNP, a confirmé la participation de son parti aux prochaines élections.
Paradoxalement, l’ancien candidat à la présidence dit reconnaitre les faiblesses de l'institution électorale et le manque de confiance en ses membres. Alors qu’il continue de contester le CEP en place, l’homme d’affaires dit croire que le meilleur outil pour sortir le pays de la crise est de passer aux urnes.
L’opposition ne voit pas la solution à cette crise du même œil. Fanmi Lavalas, Pitit Desalin, Organisation du peuple en lutte (OPL) sont entre autres partis politiques qui refusent de s’inscrire à ce processus. Dans un communiqué rendu public le 31 juillet dernier, le directoire du parti politique Fanmi Lavalas écarte toute possibilité de participer aux élections avec le pouvoir en place. Selon le parti, les élections ne seront pas possibles dans de tels circonstances.
Fanmi Lavalas plaide en faveur d’un gouvernement de salut public, construit avec les vrais fils de la République, la reconsolidation du pouvoir judiciaire, afin de rendre justice aux victimes des différents massacres, et le jugement des coupables des différents crimes financiers. Le parti défend aussi la publication d'un nouveau décret électoral et la constitution d'un nouveau CEP qui sera doté de toute légitimité pour organiser les élections.
André Michel, opposant farouche du régime PHTK, leader du Secteur démocratique et populaire ne cache pas son aversion pour ce Conseil électoral qui entend organiser les élections. Membre de la Direction politique de l’opposition démocratique qui regroupe de nombreux partis, il estime que ce conseil n'est pas assez crédible et qu'il faut d'abord rétablir la sécurité bien avant de passer aux urnes.
Le 28 juillet écoulé était la date butoir pour l'enregistrement et la confirmation des partis politiques. La priorité du premier ministre Ariel Henry est l'organisation des élections. Cette absence d’un ensemble de partis qui exigent le rétablissement de la sécurité dans le pays, est-elle suffisante pour dissuader les autorités concernées de surseoir à leurs entreprises ?
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AnthonyGob
While very well.
13 Août 2021