À l’occasion de la Journée internationale de la destruction des armes légères et de petit calibre, le 9 juillet 2026, la Commission nationale de Désarmement, de Démantèlement et de Réinsertion (CNDDR) a lancé un appel à une mobilisation collective pour lutter contre la prolifération des armes illicites en Haïti. L’institution estime que cette menace constitue aujourd’hui l’un des principaux obstacles au rétablissement de la sécurité, de la paix et du développement du pays.
Dans une note de presse, la CNDDR souligne que la circulation incontrôlée des armes favorise l’expansion des groupes armés, alimente la criminalité et accentue les déplacements forcés de population. Elle rappelle également que cette situation fragilise les services essentiels et expose particulièrement les enfants, les jeunes et les femmes aux conséquences de la violence.
L’institution rappelle que la Journée internationale de la destruction des armes légères vise à sensibiliser les États à l’importance de retirer définitivement de la circulation les armes saisies ou récupérées afin d’éviter qu’elles ne servent à alimenter de nouveaux actes de violence. Pour Haïti, confrontée à une crise sécuritaire sans précédent, cette commémoration revêt une importance particulière.
Face à ces défis, la CNDDR affirme poursuivre une stratégie globale reposant sur le désarmement, le démantèlement des groupes armés, la réinsertion sociale et économique, le renforcement de l’autorité de l’État ainsi que la promotion de la cohésion sociale. Elle annonce également la mise en place d’une sous-commission chargée de travailler avec les autorités compétentes au renforcement de la lutte contre le trafic illicite des armes et des munitions ainsi qu’au contrôle des frontières.
Parallèlement, un avant-projet de décret portant sur la gestion des armes et des munitions en Haïti est actuellement à l’étude avec l’appui de partenaires internationaux. Ce texte vise à doter le pays d’un cadre juridique plus adapté aux enjeux de sécurité.
La CNDDR invite enfin les citoyens, les organisations de la société civile, les médias, les leaders communautaires, les organisations religieuses et le secteur privé à unir leurs efforts pour promouvoir une culture de paix, de dialogue et de responsabilité. Selon l’institution, chaque arme retirée de la circulation représente une vie protégée et un pas supplémentaire vers une Haïti plus sûre et plus stable.
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