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À l’ONU, Sandra Paulemon défend une nouvelle vision de la paix pour sortir Haïti de la crise

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À la tribune des Nations Unies, ce jeudi 25 juin 2026 à New York, la ministre de la Planification et de la Coopération externe, Dre Sandra Paulemon, n’a pas seulement évoqué les chiffres de l’insécurité qui frappe Haïti. Elle a surtout voulu rappeler qu’au-delà des statistiques se trouvent des femmes, des hommes et des enfants dont les vies sont bouleversées chaque jour par la violence.

Prenant la parole lors de la session annuelle de la Commission de consolidation de la paix, la ministre a livré un message empreint d’humanité. Pour illustrer la réalité que vivent des milliers de familles haïtiennes, elle a raconté l’histoire d’une jeune fille qui rêvait de devenir infirmière avant que la fermeture de son école, provoquée par l’insécurité, ne réduise ses ambitions au silence. Elle a également évoqué le destin d’un garçon de treize ans enrôlé par un gang à un âge où il aurait dû être assis sur les bancs de l’école.

À travers ces deux parcours, Sandra Paulemon a voulu démontrer qu’aucun enfant ne naît pour devenir un criminel et qu’aucune femme ne devrait être condamnée à vivre éternellement comme une victime. Selon elle, offrir des opportunités, protéger les plus vulnérables et restaurer l’espoir demeurent les véritables fondements d’une paix durable.

La ministre a insisté sur le fait que la réponse à la crise haïtienne ne peut pas être uniquement sécuritaire. Si la sécurité est indispensable pour faire cesser les violences, elle doit s’accompagner de justice, d’emplois pour les jeunes, d’une meilleure protection des femmes et du retour effectif des services de l’État dans les communautés.

« La sécurité peut faire taire les armes. Mais seule la paix peut faire renaître l’espérance », a-t-elle déclaré, avant de décrire une paix qui se mesure à travers le quotidien d’une mère retrouvant sa dignité ou d’un père rentrant chez lui avec l’espoir de pouvoir nourrir ses enfants.

Devant les représentants des États membres, la titulaire du MPCE a également plaidé pour une meilleure coordination entre l’aide humanitaire, les actions de consolidation de la paix et les politiques de développement. Pour elle, ces trois dimensions sont indissociables si la communauté internationale souhaite accompagner durablement Haïti vers la stabilité.

Sandra Paulemon a profité de cette tribune pour exprimer la gratitude du gouvernement haïtien envers les partenaires internationaux, notamment la Commission de consolidation de la paix et le Fonds pour la consolidation de la paix, dont les interventions soutiennent plusieurs initiatives en faveur du désarmement, de la réintégration des jeunes, de la protection des femmes et du renforcement des capacités de l’État.

En conclusion, la ministre a lancé un appel empreint de dignité à la communauté internationale. « Haïti ne demande pas la charité. Haïti ne demande pas la pitié. Haïti demande la paix », a-t-elle affirmé, rappelant que chaque action permettant de redonner espoir aux populations les plus vulnérables constitue un pas de plus vers une paix véritable et durable.

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Paul EDOUARD

PDG ExodeNews

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