Après l'attaque perpétrée contre le couple présidentiel le mercredi 7 juillet 2021, des bureaux d'enquêtes locaux et internationaux sont à pied d'oeuvre dans l'objectif de lever le rideau sur les auteurs et complices de cet acte fragilisant l'État haïtien et la stabilité du pays.
Le parquet de Port-au-Prince a donné à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) et ses unités spécialisées dans la recherche d'informations, délégation de pouvoir pour enquêter sur l'assassinat de Jovenel Moïse. Dans le cadre de la coopération internationale ou de l'implication de leurs ressortissants, les États-Unis d'Amérique et la Colombie ont aussi dépêché des enquêteurs en guise d'appui et d'assistance.
De cet intérêt pour cette affaire, il faut voir entre les lignes une bataille géopolitique s'imposant sur le sol haïtien. Chaque nation, notamment la Colombie, déjà affectée par ses crises, tend à protéger ses intérêts pour ne pas encourir le pire, ou le moindre risque à l'échelle internationale.
À l'annonce de l'arrestation des colombiens, les autorités de leur pays ont confirmé que certains sont des militaires retraités et tentent par tout les moyens de prouver qu'ils n'agissaient pas pour le compte de leur État. Par ailleurs, le quotidien dominicain Dario Libre a indiqué que l'un des suspects de l'assassinat du président haïtien était un informateur de la Drug Control Agency (DEA) des États-Unis, dans un communiqué publié le mardi 13 juillet 2021, sans révéler son identité.
De son côté, le journal Miami Herald a présenté Joseph Vincent, l'un des accusés dans l'assassinat du président Moïse, comme un informateur de la Drug Agency Control (DEA). Selon ce journal, il avait même contribué à aider la DEA à arrêter plusieurs trafiquants drogue en Haïti, parmi eux, le sénateur de la Grand'Anse Guy Philippe, arrêté en janvier 2017 sans avoir eu le temps de prêter serment.
Par contre, les États-Unis d'Amérique, à travers une délégation composant des agents du Bureau fédéral d'investigation (FBI) et d'officiels du Département de la sécurité interne, ont promis à Haïti leur aide afin d'assister à l'enquête sur l'assassinat du chef de l'État.
Entre-temps, les autorités colombiennes souhaitent rapatrier les corps des trois compatriotes tués en Haïti dans des opérations relatives à ce dossier. Toutefois, elles ont aussi demandé aux autorités haïtiennes de faciliter l'accès de leurs agents consulaires aux 18 ex-militaires incarcérés pour leur implication présumée dans l'assassinat du chef de l'état.
La mort du président Moïse fait l'effet d'une bombe, surtout dans les médias nationaux et internationaux, où analystes, chroniqueurs et présentateurs d'émissions politiques tentent de tirer les vers du nez des spécialistes en matière de sécurité et d'enquête pour explorer d'autres pistes pouvant mener à la vraie version des faits.
Sans tenir compte des acteurs qui se proclament légitimes, de ceux qui les soutiennent ou des rencontres organisées pour définir cette transition, des associations dénoncent déjà des menaces que subissent des greffiers et juges ayant pris part à l'enquête préliminaire de la justice. Serait-ce un moyen pour faire traîner l'enquête ?
Tellement de questions à se poser. Tellement de scepticime. Tellement de dénonciations à l'encontre des proches du président et de ceux à qui ce crime profite.
Doit-on s'attendre à ce que les autorités concernées découvrent les commanditaires de cet acte pour que justice soit rendue au président ?
Exodenews est là pour vous informer!














































