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Relever le pays après le séisme du 14 août, une opportunité à saisir

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Après le séisme du 14 août qui a ravagé le grand Sud du pays, les perspectives du gouvernement et l'aide de la communauté internationale pour relever le pays sont légions. Mardi, le Premier ministre Ariel Henry a rencontré plusieurs membres du secteur privé en vue d'une concertation pour transformer cette crise que connaît le pays en opportunité.

Nous devons agir maintenant, avec célérité, ensemble dans un élan patriotique", a précisé le Premier ministre Ariel Henry. Pour y arriver, le gouvernement souhaite mettre en place un mécanisme de concertation intégrant le secteur privé des affaires, la société civile, les partis politiques et la diaspora, en vue de constituer un groupe ad hoc. Lequel groupe devra travailler de concert avec une commission interministérielle sur les réponses à apporter aux conséquences du récent séisme.

En plein 2021, les séquelles du tremblement de terre du 12 janvier 2010 sont encore visibles. Les tentes, les débris des maisons détruites partagent encore notre quotidien, comme pour rappeler continuellement la mauvaise gouvernance depuis environ 10 années.

Le premier ministre Ariel Henry et son gouvernement veulent tirer des leçons et assumer leurs responsabilités par rapport à la situation catastrophique du pays. Ainsi, le locataire de la Primature se dit engagé afin de trouver un accord politique entre tous les acteurs de la vie nationale pour un développement durable du pays.

Actuellement, le grand Sud est à genou suite au tremblement de terre de magnitude 7.2 sur l'échelle de Ritcher. Depuis samedi, le bilan relatif aux pertes en vie humaine, aux nombres de blessés et des maisons détruites s'alourdit. Pour l'instant, aucun bilan financier n'est encore prêt pour déterminer la valeur des biens perdus.

Selon l'économiste Enomy Germain, c'est l'occasion de se solidariser et de prendre en main notre destin pour ne pas reproduire les mêmes erreurs d'autrefois. La bonne gestion de la crise importe beaucoup, a t-il précisé. À noter que l'aide internationale représente la principale source de financement du pays puisque en beau milieu de l'an 2021, le pays connait déjà un déficit budgétaire estimé à plus de 23 millions de gourdes et un financement budgétaire équivalent à 40 millions de gourdes.

Vis à vis de l'aide internationale, l'économiste Enomy Germain croit que la nécessité d'une bonne gestion est évidente. Ainsi, il y a trois éléments à considérer pour bien remédier à la crise, principalement les désastres provoqués par le séisme du 14 août. L' aide doit être coordonnée. Il explique que l'État doit se responsabiliser et prendre le contrôle de la situation. Deuxièment, Enomy Germain évoque une injonction entre les acteurs de la société civile, les donnateurs et l'État pour une transparence dans les dépenses. Ainsi, des données, des rapports de suivi et d'évaluation doivent être toujours disponible pour chaque détail lié à la gestion de la crise.

Et, finalement, il convient pour lui de saisir l'opportunité de reconstuire le pays à partir du grand Sud.

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Oberde Charles

Rédacteur

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