Au Royaume-Uni, le nombre de décès dépasse celui de l’Italie, et devient la région la plus touchée en Europe.
Le nombre de décès au Royaume excède la barre de 32 000 morts, et dépasse de ce fait l’Italie avec 29 315 décès.
Selon l’Office National for Statistics (ONS), 29 648 décès sont suspectés de coronavirus sur les certificats de décès en Angleterre et au pays de Galles, le 2 Mai.
A tout cela s’ajoutent les décès en Écosse et en Irlande du Nord, ce qui met la barre à 32 313 personnes victimes du Covid-19, selon les calculs de Reuters. C’est La région la plus touchée en Europe.
Le bilan actuel est probablement bien plus lourd car ces chiffres portent sur des décès jusqu’au 24 avril pour l’Angleterre (28 272), le Pays de Galles (1376) et l’Irlande du Nord (393), et jusqu’au 26 avril pour l’Écosse (2272).
Comment le Royaume-Uni est-il arrivé là ?
Début mars, Le Royaume-Uni se dit préparé pour la pandémie, alors que deux mois plus tard il devient le deuxième pays le plus victime au monde, après les États-Unis, et le premier en Europe.
Les autorités britanniques annonçaient le premier décès le 5 mars. Le 17, le conseiller scientifique du gouvernement, Patrick Vallance, déclarait qu’un nombre de décès à 20 000 serait « un bon résultat ». Le 20 Mars le gouvernement ordonne la fermeture des écoles, pubs, restaurants et salles de sport. Trois jours plus tard, le confinement est décrété. Le nombre de victime continue d’augmenter.
Tandis que le nombre de contaminations grimpait à la mi-mars, la recherche des contacts, qui implique de trouver et de dépister les personnes ayant approché les malades, était largement abandonnée. Une méthode qui a pourtant fait ses preuves dans d’autres endroits comme la Corée du Nord ou la Nouvelle-Zélande.
Une stratégie que le gouvernement n’aurait jamais dû abandonner, selon ses détracteurs.
A la mi-avril le bilan atteint la barre de 10 000 morts, seulement dans les hôpitaux.
Pour le rédacteur en chef du journal médical The Lancet, Richard Horton, la réponse britannique à la pandémie est « le plus grand échec de politique scientifique depuis une génération ».
« Si nous avions dès février augmenté la capacité de dépistage et de recherche des contacts, et commencé à augmenter le nombre de lits de soins intensifs, il est absolument clair que nous aurions sauvé des vies », a-t-il récemment déclaré au Financial Times.
Bien que les autorités aient annoncé que le pic de la maladie a été atteint, le nouveau coronavirus ne semble pas encore valider.
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