"C'est toujours une amie qui invite et ça rapporte beaucoup", C'est ça le krèy.
Sandra, (de son nom d'emprunt), une jeune femme de 28 ans, raconte son histoire, la sombre partie où sa détermination de payer ses études était plus que son envie de garder sa pudeur.
Née d'un pauvre quartier, Sandra est ce genre de fille qui rêve de devenir une grande personne demain , une femme d'influence qui fait des études, qui sait parler en société et que tout le monde respecte. "Mais après tout ce que j'ai fait pour y arriver, je me demande si cela valait vraiment la peine!" S'est-elle demandée d'un air réfléchi et désolé.
Sa mère a eu 5 enfants dont un garçon et quatre filles, à l'âge de 12 ans son père est mort d'un accident alors qu'il faisait sa récolte de plantation annuelle. Elle n'avait pas assez compris l'importance de son papa, jusqu'à ce qu'elle commence à perdre des opportunités par manque de moyens économiques. "Ma mère ne pouvait pas tout faire, entretenir nos bouches était presque trop pour elle," a t-elle poursuit. A l'âge de 18 ans, elle a fini avec ses études classiques, et s'est rendue en ville en gardant l'espoir d'un demain meilleur, c'est là qu'elle a rencontré Sophie, une fille de sa faculté, une faculté qu'elle doit payer chaque trimestre.
"Ainsi tout a commencé, un jour j'étais vraiment male, je n'arrêtais pas de penser au trimestre proche de quelques jours, et qui sera débuté avec des examens. Et je n'avais pas un sou, du coup Sophie m'a parlé d'un moyen j'ai accepté avant même qu'elle me l'explique. Quand elle a fini de m'expliquer je me suis mise à penser à tout ce chemin que j'ai déjà fait, une seule phrase rôdait mon esprit : "Ce n'est que baiser". C'est vrai! apparemment ce n'était que ça ", a expliqué Sandra.
Ce n'est que sur les lieux que la jeune universitaire de 28 ans s'est rendue compte que le sacrifice était bien trop grand. "Bien sûr qu'ils m'ont bien payé, grâce à cet argent j'ai pu payer deux sessions et une fois, deux fois, trois fois...c'était devenu tellement facile de gagner de l'argent, de payer les études et d'aider ma mère avec mes frères, mais personne ne savait ce que je faisais pour vivre à part les gens avec qui je le fais," a martelé Sandra qui, soudain, est emparée d'un sentiment de regret et de dégoût.
Les hommes avec qui elle couche ne sont pas des saints, elle, non plus d'ailleurs. Selon ses dires, ils ne les respectent pas et les traitent comme des biens meubles, des propriétés privées qu'ils peuvent emprunter à n'importe quel ami. "Ce n'est qu'en tenant mon diplôme en main que j'ai réalisé que j'étais allée trop loin, je ne devais pas autant sacrifier pour ce diplôme dans un pays qui ne garantit même pas d'emploi, ce jour-là j'ai réalisé que ça ne valait pas la peine, que je serais, peut-être, une grande personne aux yeux de tout le monde, mais pour moi-même je ne resterai qu'une vulgaire prostituée qui s'est vendue à plusieurs hommes en même temps." La demander de ne pas être trop dure avec soi-même, mais elle ne pouvait pas s’empêcher de parler ainsi d'elle.
C'est là qu'arrive de loin ce que beaucoup ne peuvent pas voir avec le krèy c'est du business, c'est une forme de prostitution issue d'un plus haut niveau où toutes les femmes ont un prix, un prix qui dépend de la satisfaction des hommes qui en pratiquent. Tantôt, on pourrait se demander et si l'État prenait ses responsabilités vis-à-vis des jeunes en les aidant à mieux s'orienter? "Il ne le fera pas, d'ailleurs l'État, en l'occurrence les membres du gouvernement même, sont des clients fidèles. Certes, toutes les femmes ne le font pas pour les mêmes motifs, mais croyez moi l'argent est le motif le plus convaincant, « A t-elle conclu.»
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Justin Larche
Ruth vous parlez aux sujets pourquoi pas des photos noirs pour votre descriptions plus ou moins ok. Journaliste
02 Août 2020