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Depuis 66 ans, les Haïtiens dansent au rythme du feu Nemours Jean Baptiste

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C'était le 26 juillet 1955, date de la fête patronnale de Sainte-Anne qui est célébrée dans plusieurs villes du pays, que le saxophoniste haïtien de renom, "Nemours Jean Baptiste" a créé le ''Compas direct" comme genre musical.

Cependant, l'histoire de la musique haïtienne remonte bien avant de l'ère du "Compas direct", car le Septentrional commençait déjà à évoluer sur un rythme similaire. Cette formation musicale capoise, ayant vu le jour le 15 août 1965, traçait le chemin bien avant l'apogée de Nemours avec le Compas direct, huit années après.

Avant de devenir l'icône de la musique haïtienne, Nemours Jean-Baptiste qui a eu un faible pour la musique dominicaine partait à sa découverte au début des années 50. Il jouait à merveille cette forme de musique. Un jour, l'ensemble interprétait une chanson dominicaine titrée «Oye Mercedes». Kretzer Duroseau, le tambourineur, parfois perdu dans un temps de la mesure, ne parvenait pas à garder le rythme constant de la chanson originale.

Quelques jours plus tard, le percussioniste oublie le tempo et jouait un temps différent, qui ne correspondait plus à l'interprétation exacte de la musique originale. 

Inlassable, Nemours lui demandait de maintenir le tempo. << Kenbe Konpa w>>, disait le maestro. C'est-à-dire «Kenbe rit la» (maintenir le rythme). Le saxophoniste était au final satisfait de la manière
que Kretzer soutenait le nouveau tempo et l'encourageait à continuer dans ce même sens, en lui disant: << Kenbe l la, Konpa sa li dirèk >>.

Voilà d'où vient l'origine du nom "Compas Direct".  

Cependant, certains connaisseurs qualifient le "Compas" de rythme pourtant d'autres le définissent simplement comme un style de musique à l'haïtienne. 

Rappelons qu'un rythme se définit comme la disposition symétrique et l'alternance périodique des temps forts et faibles.

Intervenant à l'émission "Caraïbes bay night" sur les ondes de la Radio Caraïbes, le député de la 50e legislature Caleb J. Desrameaux, n'a pas tari d'éloges sur le chef de file et a dressé un tableau des plus beaux moments du Compas direct avec les groupes comme : Shleu Shleu, Tropicana d'Haïti, Magnum Band, Tabou,. Il a aussi analysé les performances de certaines formations musicales de la nouvelle génération comme : Klass, Nu look, Disip et Zenglen pour ne citer que cela.

L'ex-parlementaire en a profité pour faire mention du manque d'insfrastructure et l'absence de valorisation de certains artistes qui ont tout donné.

Par contre, il exige une meilleure politique culturelle de la part des autorités. Il a, en outre, souligné que le sénateur Gracia Delva a déjà déposé une proposition de loi. Mais, avec l'absence d'une forme administrative, ce projet qui visait à insérer le 26 juillet comme le jour national du compas, n'a pas encore vu le jour.

L'ancien parlemantaire en a profité pour envoyer un message aux détracteurs du compas, soutenant que la consommation du compas est fait exclussivement par les haïtiens. Cepandant, Desrameaux avance pour rappeller que : « Dans les années 1970, le Trio Select devient "Ensemble Select Coupé Cloué". Suite à son succès mondial et sa tournée exceptionnelle en Afrique en 1975, Coupé Cloué a même été couronné ''Roi'' en afrique par ses fans. Ce sacre africain lui a vallu le nom « Ensemble Select du Roi Coupé >>.

Après soixante-six belles et longues années, le compas se porte-t-il vraiment bien ?

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Webertson Dorvil

Rédacteur

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