C’était un calme plutôt apparent que le pays connaît depuis mi-Août. A l'entrée Sud de la capitale, les groupes armés qui s’affrontaient pour des territoires, avaient observé une trêve pour faciliter le passage des convois des aides humanitaire vers la péninsule Sud du pays qui a été terriblement touchée par un séisme de magnitude 7.2. Trois semaines plus tard, plusieurs cas kidnaping perpétrés, le défilé des bandes armées réapparaissent dans les rues de la capitale. La population haïtienne crie au secours, s'inquiète et critique ouvertement l'attitude passive des autorités policières vis à vis des bandits.
Ce lundi 6 septembre, de très tôt dans la matinée, plusieurs coins stratégiques de la capitale sont bloqués. Sur la route de l'aéroport, des véhicules servent de barricades, la circulation est paralysée. Les ouvriers des factories sont contraints de continuer la route à Pieds. La route nationale numéro No. 1 est complètement bloquée au niveau de Drouillard. Entre temp l’accès à la commune de Cité Soleil n’est pas pour demain, semblerait-il.
Le groupe armé denommé G9 dirigé par l'ancien policier, Jimmy Cherisier alias Barbécue a lancé un ultimatum à la population durant le weekend écoulé, leur demandant d’éviter de sortir dans les rues si le besoin n'est pas pressant.
La commune de la Croix des Bouquets, dirigée par le groupe armé dénomme « 400 Mawozo » est devenue un véritable enfer pour les riverains. Les activités fonctionnent au ralenti, la population est aux abois. Même le transport en commun est affecté par les agissements des gangs armés.
Les inquiétudes, les frustrations et la colère sont en effet des réactions au quotidien des citoyens face à l'insécurité qui refait surface pendant ces derniers jours.
Mòy (nom d'emprunt) explique que c'est l'irresponsabilité de l'Etat qui est à la base de cette situation d'instabilité que connait le pays.
"Si à la base, nos dirigeants politiques et économiques n’étaient pas de connivences avec les bandits, on n'aurait jamais eu une telle dégradation de la situation".
Pour sa part, Joseph, un ouvrier travaillant dans la construction et qui n'arrive pas à trouver de tap-tap pour l'emmener sur un chantier à Cabaret, estime que c'est tout un mal de voir le pays sombrer ainsi. Les hommes armés semblent avoir plus de notoriété que les policiers.
Cependant, à un moment où le Premier Ministre Ariel Henry se penche complètement sur l'organisation des élections, il est primordiale de réunir les diverses forces vives de la nation pour repenser et résoudre le problème de l'insécurité qui ronge la population depuis tantôt trois (3) ans.
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