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Assassinat de Jovenel Moïse : Les auteurs intellectuels sont toujours en liberté un mois après

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Ce samedi 7 août 2021 marquera tout juste un mois depuis que l'ex-président haïtien Jovenel Moïse a été criblé de plusieurs balles dans sa résidence privée à Pèlerin 5. De nombreux suspects sont sous les verroux depuis, mais, les autorités policières et judiciaires haïtiennes recherchent toujours des auteurs intellectuels.

Le dossier sur l'assassinat de Jovenel Moïse a été transféré au cabinet d'instruction. Une juridiction qui n'a pas bonne presse. Pour l'instruction de cette épineuse affaire, le doyen du tribunal de première instance de Port-au-Prince, le magistrat Bernard Saint-Vil, a-t-on appris, a déjà conctacté au moins trois juges. mais ces derniers ont refusé cette lourde tâche.

En termes de bilan, 44 personnes ont été appréhendées, parmi elles, 18 membres d'un commando colombien et deux haitiano-américains. De nombreux agents de police et des responsables de la sécurité présidentielle sont également incarcérés.

Par ailleurs, la plupart des suspects arrêtés n’ont pas eu accès à un avocat. Aucun d’entre eux n'a encore comparu devant un juge, contrairement aux dispositions des lois haïtiennes. Le parquet de Port-au-Prince et la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) ont mené l'enquête préliminaire, interrogé des suspects et recherché d'autres.

La DCPJ a transmis un rapport de 800 pages au commissaire du gouvernement ad intérim BedFord Claude dans le cadre de cette enquête. Un résumé de 120 pages y a été annexé.

Intervenant sur les ondes de la Radio france internationale (RFI), le rédacteur en chef du quotidien Le Nouvelliste, Frantz Duval, a qualifié le dossier de l'assassinat de Jovenel Moise, comme l'affaire du siècle. À noter que la justice haïtienne, depuis des décennie, n'arrive à boucler les instructions et à statuer sur des dossiers importants.

Dans le cadre de cette affaire, des avocats croient que « tout se fait en dehors de la loi ». Dans le Miami Herald, ils ont pointé du doigt la police judiciaire qui fragilise l'enquête et la suite de ce dossier en bafouant de manière flagrante les procédures pénales.

S'ajoute à cela les menaces de mort proférées à l'encontre de plusieurs juges et greffiers ayant officié dans le cadre du rassemblement des preuves relatives à l'assassinat du président Jovenel Moïse.

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Webertson Dorvil

Rédacteur

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Melissa

Bon bagay wi

09 Août 2021