Dans une entrevue avec le journaliste James Pierre, Guy Phillipe espère sa libération pour bientôt, et ne cache pas son intention de réintégrer la vie politique de son pays. Il dénonce la politique de division et de trahison que pratiquent les politiciens haïtiens au détriment du pays.
Se basant sur une éventuelle réduction de sa peine en raison de la pandémie du coronavirus, Guy Philippe, lors d'une entrevue exclusive avec le journaliste James Pierre, a annoncé l'espoir de se retrouver, dans une courte durée, hors de sa cellule et sa vive intention de se réintégrer dans la vie politique de son pays.
Au cours de cette entrevue il s'agissait d'un Guy Philippe plein d'énergie, se considérant comme étant un prisonnier politique qui a estimé que son arrestation, suivie de son extradition aux USA, était juste "un incident de parcours, un ralentissement forcé dans sa course pour le développement du pays", mais qui ne compte pas baisser les bras.
Il a en effet misé sur une plainte qu'il a déposée à l'OEA contre les gouvernements haïtien et américain pour avoir violé ses droits. Pour lui, le fait que ces plaintes ont été acceptées par la section des droits de l'homme à l'OEA, une décision favorable en sa faveur n'est pas à éviter.
Guy n'a pas mâché ses mots pour dénoncer la politique de division et de trahison que pratiquent les politiciens haïtiens au détriment du pays.
Depuis sa cellule de prison aux États-Unis, Guy Philippe semble préoccupé par la situation d'insécurité de toutes sortes que vit la population haïtienne, et principalement le phénomène de "gangs armés" qui sèment la terreur.
En Haïti, l’insécurité comme phénomène social a depuis quelque temps pris plusieurs dimensions. Ce phénomène, depuis la montée de l’exode rural et de la ghettoïsation de certains quartiers de la capitale haïtienne, est traversé par plusieurs contextes politiques durant des années, pour enfin prendre un caractère multiforme.
Pour Guy Philippe, ce phénomène de l'insécurité qui ravage le pays est loin d'être simple, car, selon lui, il concerne plusieurs aspects dans la vie du pays et la "gangstérisation" est à questionner.
De 1995, en passant par les années 2000 et jusqu'à nos jours, le pays a connu pas mal de noms de chefs de gangs et de groupes armés dans certains quartiers de la capitale. Malgré qu'ils soient neutralisés et stoppés par la police tout au long de leur évolution durant les 25 dernières années, la relève ne semble pas risquée, car, à chaque fois, ils deviennent plus nombreux les jeunes qui choisissent la voie de la gangstérisation.
Guy Philippe se questionne donc sur ce phénomène où les jeunes, malgré le danger qu'il représente pour leur vie, ne cessent d'emprunter la mauvaise voie et ce, au détriment de la société.
Compte tenu de l'ampleur du danger menaçant que ce phénomène représente pour le pays, Guy a critiqué de plein fouet l'État centrale qui n'a concrètement rien fait en vue de stopper cette dépravation.
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