Des sanctions contre Fednel Monchéry, Pierre Richard Duplan, et l’ancien policier Jimmy Chérizier alias Barbecue.
À l’occasion de la journée internationale des droits humains, le jeudi 10 décembre 2020, Le gouvernement américain a pris des sanctions contre d’anciens officiels du gouvernement actuel, Fednel Monchéry et Joseph Pierre Richard Duplan ainsi que contre l’ex-policier Jimmy Chérizier alias Barbecue, pour de graves violations de Droits Humains.
Ces mesures, prises par l’administration fédérale américaine, entendent bloquer, aux États-Unis d’Amérique, les biens et intérêts des personnes ciblées et les interdire de fouler le sol américain, a précisé une note de presse du Bureau de contrôle des avoirs étrangers (Office of foreign assets control / Ofac) du Département du Trésor Américain.
Ces personnalités haïtiennes accusées sont sanctionnées par ces dispositions, notamment pour leur participation ou implication dans le massacre de La Saline, non loin du bord de mer de Port-au-Prince, en novembre 2018.
Les autorités américaines ont mis l’emphase sur le soutien du gouvernement haïtien aux gangs armés dans la capitale, Port-au-Prince, au détriment de la population.
« Ces gangs, avec le soutien de certains hommes politiques haïtiens, répriment la dissidence politique dans les quartiers de Port-au-Prince, pour avoir participé à des manifestations anti-gouvernementales », a relevé le Bureau américain de contrôle des avoirs étrangers (Ofac).
La violence généralisée et la criminalité croissante des gangs armés en Haïti sont renforcées par un système judiciaire qui ne poursuit pas les responsables d’attaques contre des civils ».
Au moins 71 personnes ont été assassinées, les 1er et 13 novembre 2018, selon un rapport .
Joseph Pierre Richard Duplan, Délégué Départemental de l’Ouest à l’époque, Fednel Monchéry, Directeur général du Ministère de l’Intérieur d’alors et Jimmy Cherizier, ont été accusés d’être impliqués dans le massacre de novembre 2018 à La Saline, selon divers témoignages recueillis par le RNDDH.
Lors d’une une réunion de planification, le 6 novembre 2018, à Delmas 6, à laquelle ils ont pris part, une semaine avant le massacre, des armes auraient été distribuées aux personnes, qui effectueraient le carnage, toujours selon le RNDDH.
Monchéry aurait fourni des véhicules du gouvernement aux auteurs présumés armés, alors que Duplan leur aurait remis des uniformes de police.
À rappeler que ces mesures, adoptées par le Département du Trésor américain, en rapport à des violations de droits humains, sont prises à l’encontre de trois pays, Haïti, Yemen et Russie.
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