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Dimitri Hérard sort de son silence, s'exprime sur l'objet de ses voyages en Colombie

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Dimitri Hérard, l'ex chef de l'Unité de sécurité générale du Palais national (USGPN), dans une interview accordée à la rédaction d'ExodeNews, s'est exprimé sur l'objectif de ses différents voyages à destination de la Colombie, au cours de cette année.

Dans le cadre des enquêtes menées par les autorités haitiennes et colombiennes concernant l'attaque perpetrée contre le président Jovenel Moïse dans la nuit du 6 au 7 juillet 2021, le nom de Dimitri Hérard est fortement cité. Dans l'opinion publique, plusieurs supposent une quelconque complicité des agents de l'USGPN avec ce commando dans l'assassinat du chef de l'État.

Dimitri Hérard, pour sa part, n'a pas nié le fait d'avoir effectué des voyages dans certains pays de l'Amerique Latine, dont la Colombie. Suivant ses dires, au cours de l'année 2021, il était en voyage à destination d'Equateur à deux reprises. " Voulant profiter de mes vacances, j'ai été en Equateur pendant la période de mon congé annuel. J'effectue ce voyage chaque année. Étant donné que je n'ai pas en ma posséssion un visa panaméen ou américain, et, considérant qu'il n' ya pas une ligne aérienne assurant le trajet Haïti à Equateur, transiter à Colombie constitue l'une des meilleures options pour y arriver", a t-il précisé.

Les autorités colombiennes ont présenté des rapports sur les voyages de Dimitri Hérard. Un journal colombien a fait savoir qu'il était en Colombie les 22 et 29 mai de cette année. Informations qu'il n'a pas démenties. Selon lui, le dernier voyage en Colombie était lié à son travail.

"J'accompagnais le président Jovenel Moïse, a-t-il poursuivi, à l'investiture de son homologue équatorien".

Consideré comme suspect dans le cadre de cette affaire, M. Hérard est sous l'injonction d'une mesure conservatoire à l'Inspection générale de la Police nationale. Il n'a pas pu comparaitre au parquet près le tribunal de première instance de Port-au-Prince le mardi 13 juillet écoulé.

En outre, il croit qu'il s'agit dans son cas d'une diffamation de toute pièce et malveillante, le fait de lier son identité comme complice de l'assassinat du chef de l'État dont il devait lui-même assurer la protection.

Ainsi, conclut-il : "Je suis à disposition de la justice haïtienne pour tous renseignements et informations jugés utiles dans le cadre de cette affaire."

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Oberde Charles

Rédacteur

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