Environ quatre départements du pays sont concentrés dans le Grand Sud. Pour rentrer à Port-au-Prince, passé à Martissant reste un défi que l'on doit affronter typiquement vu la gangstérisation de plusieurs quartiers à l'entrée de la route nationale No 2.
Ils sont nombreux ceux qui doivent laisser Carrefour, Gressier, Léogane et d'autres communes limitrophes pour se rendre dans la zone métropolitaine. Depuis environ trois années, la progréssion des gangs armés dans certains quartiers sont à la base du dysfonctionnement des activités. Étudiants, professionnels, commerçants. Tous payent le pot cassé.
Depuis près d'un mois, la guerre des gangs entre Fontamara et Martissant ont paralysé totalement la circulation. "Le passage sur la route de la mort est un grand défi, un chemin d'ombre, une route qui mène beaucoup plus proche vers la mort", a déclaré un riverain de la zone métropolitaine.
Fani, une commerçante rencontrée au marché Kokoye à Pétion-Ville, explique que certains produits deviennent très rares ces temps-çi. Le noix de coco, l'arbre véritable, les variétés de mangues venant de plusieurs départements du Grand Sud ne sont pas arrivés à destination dans la capitale. Les "madan Sara" réfusent de voyager. Les transporteurs de marchandise décident de ne pas faire la route.
Fabienne, 22 ans, domiciliée à Carrefour, fait ses études universitaires au centre-ville. Elle se trouve dans l'impossibilité de venir suivre ses cours régulièrement. Pour sa part, Jeannot, un plombier habitant à Delmas, n'est pas en mesure d'aller travailler sur un chantier qu'il gère depuis quelques mois à Gressier.
En somme, la situation est alarmante. À l'image d'une ville déserte. Les rues de l'entrée Sud sont vidées. Les activités sont au point mort. Les gens préfèrent de rester chez eux pour mourir de faim et se mettre à l'abri des bandits plutôt que de traverser Martissant et ses environs.
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