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Justice/ Assassinat de Me Monferrier Dorval

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L'assassinat de Me Monferrier Dorval face à son enquête.

L'enquête sur l'assassinat de Me Monferrier Dorval avance à grand pas, si l'on peut croire les déclarations du Commissaire du Gouvernement a.i de Port-au-Prince, Me Ducarmel Gabriel.

Plus d'une semaine après l'assassinat du bâtonnier, le chef du parquet près le tribunal de première instance,affirme avoir déjà franchi des étapes importantes dans l'examen du dossier. Pour ce mardi 8 septembre 2020, Me Ducarmel Gabriel révèle en effet que suite à l'audition des trois personnes suspectes qui ont été appréhendées dans le cadre de l'enquête, l'identification des auteurs et co-auteurs du meurtre de plus en plus se précise.

Cependant, Me Gabriel s’est gardé de ne citer aucun nom. Ni celui des suspects appréhendés, ni des éventuels assassins. Question, dit-il, de ne pas entraver le cours de l’enquête. Ainsi, en a-t-il profité pour apporter des précisions en ce qui concerne des informations qui circulent autour de l’enquête.
D’abord, le Chef a.i. du Parquet de Port-au-Prince s’inscrit en faux quant au fait que les avocats du Cabinet de Me Dorval seraient dans le collimateur de la justice. «Ces avocats sont invités par le Parquet à titre d’informateur et non pas en tant que suspect », précise Me Gabriel.
Aussi, le commissaire du gouvernement dément les informations selon lesquelles le cambriolage survenu en la résidence de Me Dorval, trois jours après son exécution, risque de compromettre l’aboutissement de l’enquête, arguant que la scène de crime ait été souillée lors de ce vol.
Me Gabriel soutient que le juge de paix de Pétionville, la police scientifique ainsi que le Parquet avaient déjà exploré la scène de crime, le soir même de l’assassinat du Bâtonnier. D’où, son rejet également du fait que le téléphone de la victime se retrouvait dans sa poche après qu’il ait été tuée, comme certains le laissent entendre, notamment à travers une photo du cadavre qui circulait sur les réseaux sociaux. « Si tel en était le cas, le juge de paix aurait pris le téléphone et l’aurait mis sur scellé après constat », a fait savoir Me Gabriel.
En ce qui a trait aux déclarations de Me Eddy Paul Fleurant, laissant croire que le téléphone de Me Dorval a été localisé au Palais National, Me Gabriel a répondu que « celui qui avance un fait doit le prouver ». Et pour l’affaire des menaces que des enquêteurs de la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) en seraient l’objet, Ducarme Gabriel a tout simplement déclaré qu’il n’est pas au courant.

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Ludmila Modeline MARC

Communicatrice

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