La Cour supérieure du Québec a tranché en faveur de Windy Phele dans un dossier l’opposant à l’influenceur Jhon Colem Morvan, à la suite de publications jugées diffamatoires diffusées sur Facebook et YouTube.
Dans son jugement, la Cour a estimé que les accusations relayées par M. Morvan n’étaient pas étayées par des preuves suffisantes et relevaient d’une atteinte à la réputation du plaignant. Le tribunal rappelle que la liberté d’expression sur les plateformes numériques ne peut servir de fondement à des allégations non vérifiées portant sur l’intégrité d’une personne, rapporte Nokad Info.
Le juge a qualifié la diffamation de « sérieuse », notamment en raison de la portée des propos et de leur diffusion sur les réseaux sociaux, où ils ont pu toucher un large public. Le tribunal a également reconnu que M. Phele avait présenté des éléments crédibles pour justifier la légitimité de ses revenus et des transactions contestées.
En plus du retrait obligatoire des contenus litigieux dans un délai de cinq jours, la décision impose à M. Morvan de publier un rectificatif reprenant les conclusions du jugement. Il devra aussi verser environ 50 000 dollars canadiens en dommages-intérêts et frais judiciaires.
L’avocat du plaignant, Maxime St-Onge, a souligné que cette décision constitue une reconnaissance importante du préjudice subi par son client, estimant qu’elle rétablit partiellement son honneur après plusieurs années de controverse en ligne.
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