À la une

La FJKL exige des explications sur un appui financier de l’État à l’Université Quisqueya

image

La Fondasyon Je Klere (FJKL) interpelle l’Université Quisqueya au sujet d’un appui financier reçu de l’État haïtien sous le gouvernement dirigé par Alix Didier Fils-Aimé. Dans une note publiée le 9 mars 2026, l’organisation de défense de la transparence affirme que l’université n’a pas contesté les informations figurant dans son rapport du 4 mars sur la liquidation de la souveraineté nationale à travers des contrats jugés léonins.

Selon la FJKL, la note d’information rendue publique par l’université ne répond pas aux exigences de transparence liées à l’utilisation de fonds publics. L’organisation estime qu’une institution bénéficiaire d’un financement de l’État doit être en mesure de justifier clairement l’utilisation des sommes reçues, tant sur le plan de leur affectation que de leur gestion, conformément aux objectifs pour lesquels elles ont été accordées.

La fondation critique également ce qu’elle considère comme une tentative de banalisation de la reddition de comptes. Pour la FJKL, un simple communiqué ne peut suffire à expliquer un financement public important, surtout lorsque des soupçons de favoritisme ou de clientélisme politique peuvent être soulevés.

L’organisation s’étonne par ailleurs que l’Université Quisqueya semble vouloir se présenter comme une institution à but non lucratif ou de bienfaisance, alors qu’elle n’a pas publié de documents prouvant la régularité de l’appui financier reçu.

La FJKL rappelle qu’une institution privée souhaitant obtenir un soutien financier de l’État doit normalement soumettre plusieurs pièces justificatives, notamment un projet détaillé, une analyse de son impact social, ses états financiers et un audit de gestion, ainsi qu’une convention de contribution signée avec l’État. À la fin du projet, un audit doit également démontrer que les fonds ont été utilisés conformément aux objectifs présentés.

Face à cette situation, la fondation demande à l’Université Quisqueya de transmettre ces documents à l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) afin de démontrer la régularité de la transaction et dissiper les soupçons de favoritisme, de détournement de fonds publics ou d’abus de biens sociaux.

La FJKL invite également l’université à rendre ces documents publics, invoquant le droit de la population à l’information sur l’utilisation des ressources de l’État.


ExodeNews est là pour vous informer!

image

Laisser un commentaire





aucun commentaire pour l'instant