La réussite de Thélyson Orélien dépasse aujourd’hui le cadre d’un parcours littéraire individuel. En effet, pour Patrick Saint-Pré, consultant en communication et coordonnateur général de la plateforme multimédia Haïti Climat, le parcours de l’écrivain haïtiano-québécois constitue une source de fierté pour les Gonaïves, mais aussi pour Haïti et sa diaspora.
Originaire des Gonaïves, Thélyson Orélien s’est fait une place dans le paysage littéraire francophone avec son premier roman, C’était ça ou mourir. Publié au Québec aux Éditions du Boréal puis en France chez Grasset, l’ouvrage s’impose comme l’une des révélations de la rentrée littéraire 2026.
Dans sa déclaration, Patrick Saint-Pré insiste sur la portée symbolique de cette réussite. « Il est des réussites individuelles qui finissent par devenir des motifs de fierté collective », souligne-t-il, avant d’exprimer sa satisfaction de voir « l’un des nôtres porter aussi haut, par la force de sa plume, les couleurs d’Haïti ».
Un parcours qui dépasse les frontières
Le roman de Thélyson Orélien connaît déjà un parcours remarquable. Selon Patrick Saint-Pré, ses droits de publication ont été cédés dans plus de vingt pays, donnant à cette œuvre une visibilité qui dépasse largement l’espace francophone.
Les distinctions obtenues renforcent encore cette reconnaissance. C’était ça ou mourir a remporté le Prix Méduse 2026, le Prix Strasbourg Espoir CIC 2026 ainsi que le Prix Première Plume 2026, attribué à l’unanimité du jury.
Le roman poursuit également son parcours dans plusieurs grands prix littéraires de la rentrée. Il figure dans les premières sélections du Prix Goncourt 2026, du Prix Goncourt des Lycéens, du Prix Renaudot des Lycéens, du Prix Décembre et du Prix du Premier Roman français. Il compte également parmi les finalistes du Prix du Roman Fnac 2026.
Pour Patrick Saint-Pré, cette succession de reconnaissances traduit le chemin parcouru par un écrivain dont la voix commence à trouver un écho bien au-delà de son pays d’origine.
Une fierté qui dépasse la littérature
Au-delà des distinctions, c’est surtout la portée de cette trajectoire qui retient l’attention de Patrick Saint-Pré. À ses yeux, le parcours de Thélyson Orélien contribue à présenter Haïti sous un autre regard.
« Une voix haïtienne qui franchit les frontières et rappelle au monde qu’Haïti est aussi une terre de création, d’intelligence, de littérature et de talents », écrit-il dans sa déclaration.
Cette dimension prend une résonance particulière pour les Gonaïves, ville natale de l’écrivain. Patrick Saint-Pré revendique d’ailleurs une fierté personnelle en tant que Gonaïvien, en voyant l’un des fils de la ville s’illustrer sur une scène littéraire internationale.
Son message se veut avant tout un hommage au travail accompli. « Bravo pour le chemin parcouru. Bravo pour cette œuvre qui fait parler d’Haïti autrement », lance-t-il à l’écrivain.
Alors que les jurys doivent encore rendre leurs verdicts, Patrick Saint-Pré estime que Thélyson Orélien a déjà franchi une étape importante. Pour lui, la suite appartient désormais aux jurys et aux lecteurs, mais une réalité demeure : l’écrivain a réussi son entrée parmi les auteurs qui comptent dans la rentrée littéraire française.
« Respè, konpatriyòt. Gonaïves fyè de ou. Ayiti fyè de ou », conclut Patrick Saint-Pré, dans un message qui résume la portée affective de cette réussite : celle d’un écrivain dont le parcours nourrit aujourd’hui la fierté de sa ville natale et de tout un pays.
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