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Santo : la CNDDR plaide pour la protection des civils, le contrôle des armes et le dialogue

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La situation sécuritaire à Santo, dans la commune de Croix-des-Bouquets, continue de susciter des inquiétudes. Face à l’intensification des violences et aux déplacements forcés de la population, la Commission nationale de démantèlement, de désarmement et de réinsertion (CNDDR) appelle à renforcer la protection des civils et à mieux encadrer la gestion des armes récupérées lors des opérations de sécurité.

Dans une note de presse publiée le 24 octobre 2026, la Commission fait part de sa vive préoccupation face aux dangers auxquels sont exposés les habitants de cette zone. Elle insiste sur la nécessité de respecter les droits humains dans toutes les interventions menées pour rétablir la sécurité.

Pour la CNDDR, la protection de la population doit rester une priorité. Les violences qui contraignent des familles à quitter leur domicile soulèvent des préoccupations humanitaires et renforcent l’urgence de mesures destinées à préserver la vie et l’intégrité physique des personnes.

La Commission rappelle les garanties légales

Pour appuyer sa position, la CNDDR se réfère à l’article 19 de la Constitution haïtienne de 1987, qui garantit le droit à la vie et à l’intégrité physique. Elle cite également l’article 13, paragraphe 3, du Protocole additionnel II aux Conventions de Genève, relatif à la protection des civils contre les dangers résultant des opérations militaires.

La Commission rappelle ainsi que les interventions de sécurité doivent tenir compte des obligations liées à la protection des populations. Elle appelle les acteurs concernés à agir dans le respect des droits fondamentaux, particulièrement dans les zones touchées par les affrontements et les déplacements de personnes.

Les armes saisies au centre des préoccupations

La gestion des armes et des munitions récupérées constitue un autre point important de la note. La CNDDR demande aux forces engagées dans les opérations à Santo de sécuriser les matériels saisis, d’en dresser un inventaire et de les remettre aux autorités nationales compétentes.

Elle préconise une coordination avec les autorités judiciaires et les mécanismes de suivi concernés. Cette démarche vise à assurer une gestion transparente des armes récupérées et à renforcer le contrôle de leur circulation.

Le dialogue comme levier de stabilisation

Au-delà des opérations de sécurité, la CNDDR réaffirme son engagement en faveur du désarmement, du dialogue et de la cohésion sociale. Elle estime que le rétablissement durable de la paix en Haïti passe par une action concertée, transparente et responsable, respectueuse des droits humains.

L’appel de la Commission met en évidence plusieurs priorités pour Santo : protéger les habitants, prendre en compte les besoins des personnes déplacées et assurer le suivi des armes et des munitions récupérées.

Alors que la crise sécuritaire continue de fragiliser les communautés, la CNDDR plaide pour une réponse qui associe les mesures de sécurité au respect des droits fondamentaux et aux efforts de dialogue. L’objectif reste de créer les conditions nécessaires à une stabilisation durable et au retour de la paix.

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Jean Widner Cadet

Journaliste Rédacteur

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