Le 2 mars 2026, le Ministère du Commerce et de l’Industrie d’Haïti a publié une circulaire fixant de nouvelles exigences à l’intention des entreprises opérant dans la production, le traitement et la distribution d’eau de boisson à travers le pays. Cette décision vise à renforcer les normes sanitaires et à mieux protéger la santé des consommateurs.
Selon la circulaire, toutes les entreprises concernées disposent d’un délai n’excédant pas 22 jours à partir de la publication du document pour se conformer aux nouvelles dispositions. Toute entreprise produisant ou vendant de l’eau traitée, y compris les kiosques de revente, doit être enregistrée au ministère et détenir une Carte d’Identification Professionnelle (CIP) valide.
Le document rappelle que la production, le stockage et le transport de l’eau doivent respecter les Bonnes Pratiques d’Hygiène (BPH). Les camions transportant de l’eau conditionnée, notamment en sachets, doivent être entièrement fermés afin de protéger les produits contre l’exposition au soleil et toute forme de contamination.
Les contenants utilisés, particulièrement les sachets, doivent être constitués de matériaux inertes, non toxiques et homologués pour le contact alimentaire afin de garantir une stabilité optimale face à la chaleur. Les eaux traitées et conditionnées doivent également être étiquetées conformément aux dispositions réglementaires relatives à la sécurité des biens et services et à la protection des consommateurs.
La circulaire précise qu’aucune trace de germes pathogènes, notamment E. coli, coliformes totaux, coliformes fécaux ou streptocoques fécaux, ne sera tolérée. Des analyses bactériologiques régulières devront être effectuées par un laboratoire agréé et les certificats d’analyse, valides pour une période d’un mois, devront être présentés lors des contrôles sanitaires.
Les fournisseurs sont également tenus d’appliquer strictement les dispositions relatives aux kiosques établies dans l’avis du 13 septembre 2024. Ils doivent garantir la désinfection rigoureuse des camions citernes et veiller à ce que les réservoirs et la tuyauterie des clients soient nettoyés et désinfectés avant tout approvisionnement.
Le ministère exige aussi la mise en place d’un système de traçabilité des produits et la définition d’un délai de péremption pour la vente d’eau dans les kiosques. Ces derniers devront conserver les preuves de transaction, notamment les reçus et factures valides, afin de garantir la traçabilité des produits distribués.
Enfin, les kiosques devront être équipés de dispositifs additionnels tels que des filtres, des lampes UV ou des ozoniseurs capables de neutraliser toute présence bactérienne. Les entreprises devront également employer un personnel technique qualifié en traitement et qualité de l’eau, capable de détecter les anomalies et d’appliquer les mesures correctives nécessaires.
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