Le directeur général du SNGRS, Daril Balthazar, suscite des interrogations après avoir annoncé l’arrestation des personnes jetant des ordures dans les rues, une mesure jugée en décalage avec les missions définies par la loi du 21 septembre 2017 encadrant l’institution.
Le Service national de gestion des résidus solides (SNGRS), institué par la loi du 21 septembre 2017, est chargé d’assurer la gestion durable des déchets sur l’ensemble du territoire haïtien. Ses missions incluent notamment la collecte, le transport, le traitement et le recyclage des déchets solides, médicaux et dangereux, ainsi que la fixation des normes nationales en matière de gestion des résidus, dans une logique de modernisation et de décentralisation de l’assainissement.
Dans ce contexte, la récente déclaration de son directeur général, Daril Balthazar, affirmant que toute personne surprise en train de jeter des ordures dans les rues sera arrêtée, suscite des interrogations quant au respect du cadre légal et institutionnel de l’organisme. Cette position relance le débat sur les limites des compétences du SNGRS, dont le mandat demeure essentiellement technique, réglementaire et opérationnel.
Par ailleurs, la situation sur le terrain reste préoccupante. À Carrefour Gérald Bataille, situé à quelques minutes des locaux de l’institution, l’insalubrité est toujours visible : absence de poubelles dans plusieurs zones, accumulation de déchets, poussière et mauvaises odeurs affectent le quotidien des riverains. Ces derniers dénoncent un manque d’actions concrètes et appellent les autorités compétentes à intervenir afin d’améliorer la salubrité publique.
Entre les dispositions légales qui encadrent clairement les missions du SNGRS et les réalités observées sur le terrain, la polémique autour de certaines déclarations officielles ravive les interrogations sur l’efficacité et la cohérence de la gestion des déchets en Haïti.
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