Le ministère de la Planification et de la Coopération externe (MPCE) et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) ont franchi une nouvelle étape dans leur coopération. Ce jeudi 30 avril 2026, la ministre Sandra Paulemon a rencontré à Port-au-Prince le chef de mission de l’OIM en Haïti, Grégoire Goodstein, afin d’accélérer la mise en œuvre des engagements discutés deux semaines plus tôt à Washington.
Cette rencontre s’inscrit dans la continuité des échanges tenus le 15 avril entre la ministre haïtienne et la directrice générale de l’OIM, Amy Pope. À l’époque, les discussions avaient porté sur la nécessité d’adapter les interventions internationales aux priorités définies par les autorités haïtiennes, dans un contexte marqué par l’augmentation des déplacements internes, les retours forcés et la fragilité croissante de nombreuses communautés.
Jeudi, les deux parties ont travaillé sur plusieurs dossiers sensibles, notamment la gestion des personnes déplacées internes. Les discussions ont concerné le renforcement des mécanismes d’enregistrement, un meilleur suivi des populations touchées ainsi que la recherche de solutions durables, qu’il s’agisse du retour, de la réinstallation ou de l’intégration.
La question des migrants de retour a également occupé une place importante. Des pistes sont en cours d’élaboration pour mieux organiser leur accueil, renforcer la présence institutionnelle sur le terrain et soutenir les zones d’accueil. Des programmes de réinsertion socio-économique ciblant particulièrement les jeunes à risque et les personnes déplacées sont aussi envisagés.
Sandra Paulemon a par ailleurs insisté sur la nécessité de transformer la migration en moteur de développement national. Elle mise notamment sur une mobilisation plus active de la diaspora à travers le soutien à l’entrepreneuriat local, aux petites et moyennes entreprises ainsi qu’à des initiatives économiques dans plusieurs zones jugées stratégiques.
La ministre a aussi pointé la dispersion des interventions menées par certains partenaires. Elle plaide pour une meilleure coordination autour d’un plan d’action clair, étalé sur six à douze mois, avec des zones prioritaires identifiées et des objectifs mesurables.
De son côté, Grégoire Goodstein a salué les efforts engagés par le gouvernement haïtien et a réaffirmé la volonté de l’OIM d’aligner ses actions sur les priorités nationales. Il a promis une collaboration étroite avec les autorités afin d’obtenir des résultats concrets, durables et visibles pour les populations concernées.
À travers cette démarche, l’exécutif dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé entend démontrer sa volonté de passer rapidement du dialogue à l’action, dans un dossier migratoire devenu central pour la stabilité sociale et économique du pays.
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