Le Ministère du Commerce et de l’Industrie (MCI) a recensé 19 720 enregistrements de commerçants non salariés entre décembre 2024 et le 16 octobre 2026. Les chiffres publiés par l’institution révèlent une progression des inscriptions en 2026, avec une forte concentration des activités enregistrées dans le département de l’Ouest, qui représente à lui seul 67 % du total.
Selon le bilan présenté par le ministère dirigé par James Monazard, 9 006 enregistrements ont été effectués au cours des neuf premiers mois de 2026, contre 8 363 durant la même période en 2025. Cette évolution représente une hausse de 7,8 %. Le mois de mars 2026 s’est particulièrement distingué, avec 1 282 nouvelles inscriptions, le niveau mensuel le plus élevé de la période considérée.
La répartition géographique met en évidence les disparités entre les départements. L’Ouest arrive largement en tête avec 13 222 enregistrements, suivi du Nord, qui en compte 1 456. Le Sud totalise 978 inscriptions, contre 860 pour l’Artibonite et 730 pour le Nord-Est.
Les autres départements affichent des chiffres moins élevés. Le Sud-Est compte 484 enregistrements, le Centre 425, le Nord-Ouest 367, la Grand’Anse 293 et les Nippes 221. En outre, 684 inscriptions, soit 3,5 % du total, ne sont pas encore rattachées à un département.
À l’échelle communale, Delmas occupe la première place avec 5 136 enregistrements, devant Pétion-Ville, qui en compte 3 659. Port-au-Prince arrive en troisième position avec 1 281 inscriptions, suivi de Tabarre avec 1 102 et du Cap-Haïtien avec 1 026. Carrefour et les Cayes totalisent respectivement 567 et 459 enregistrements, tandis que Croix-des-Bouquets en compte 451.
La concentration est particulièrement marquée à Delmas et à Pétion-Ville. À elles seules, ces deux communes regroupent 8 795 inscriptions, soit près de 45 % du total national. Ces données confirment le poids de la région métropolitaine de Port-au-Prince dans les enregistrements des commerçants non salariés.
Pour le Ministère du Commerce et de l’Industrie, ces statistiques constituent un outil de suivi de l’évolution des activités commerciales et de leur répartition sur le territoire national. Elles doivent également contribuer à orienter les actions publiques en matière de formalisation, d’accompagnement des acteurs économiques et de modernisation du secteur.
Le MCI entend poursuivre ses efforts afin de faciliter l’intégration des commerçants dans le circuit formel et d’améliorer le suivi de leurs activités. Toutefois, les chiffres publiés portent sur les enregistrements réalisés et ne permettent pas, à eux seuls, de mesurer le nombre d’entreprises effectivement actives, les emplois créés ou la croissance réelle du commerce en Haïti.
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