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Massacre à Kenscoff : Nou Bouke dénonce l’abandon des populations et l’échec sécuritaire

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Le Mouvement Citoyen Nou Bouke hausse le ton après le massacre perpétré à Kenscoff dans la nuit du 23 au 24 août 2026. Selon le mouvement, plus de 40 personnes ont été tuées lors de cette nouvelle attaque attribuée à des groupes armés.

Dans une déclaration signée par son coordinateur, Moïse Eugène, Nou Bouke dénonce une violence qui frappe principalement les populations les plus vulnérables. Paysans, ouvriers, commerçantes, femmes, enfants, jeunes et personnes déplacées figurent, selon le mouvement, parmi les principales victimes de cette insécurité persistante.

Pour Nou Bouke, le drame de Kenscoff traduit surtout l’échec des autorités à assurer la protection de la population. Le mouvement pointe directement du doigt le gouvernement dirigé par Alix Didier Fils-Aimé, qu’il accuse d’être incapable de garantir le droit à la vie.

L’organisation critique également la stratégie sécuritaire mise en œuvre avec l’appui de forces étrangères. Elle estime que leur présence n’a pas empêché la multiplication des massacres et affirme que la protection des populations civiles doit devenir la priorité.

« Le massacre de Kenscoff révèle une vérité implacable », soutient Nou Bouke, qui considère que le gouvernement et la communauté internationale ont échoué dans leur approche sécuritaire.

Face à cette situation, le mouvement réclame une assistance immédiate pour les familles touchées, une réorientation des priorités sécuritaires et l’ouverture d’un débat national sur les politiques mises en place pour combattre l’insécurité.

Nou Bouke appelle également les organisations populaires, les syndicats, les associations citoyennes, les mouvements de jeunesse et la diaspora à se mobiliser afin d’exiger des comptes des autorités.

Le mouvement va plus loin en mettant en doute la possibilité d’organiser des élections dans les conditions actuelles. Il estime qu’un scrutin organisé dans un climat de violence pourrait exposer les électeurs à de graves dangers. Il évoque notamment le souvenir du massacre de la Ruelle Vaillant, le 29 novembre 1987, où des électeurs avaient été tués alors qu’ils tentaient d’exercer leur droit de vote.

À travers cette prise de position, Nou Bouke appelle à un changement de cap et réclame une politique sécuritaire centrée sur la protection des citoyens. Pour le mouvement, la population ne peut continuer à payer le prix de l’insécurité par la peur, le déplacement forcé, l’exil et la mort.

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Jean Rony Poito PETIT FRERE

Rédacteur senior

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