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Une semaine après l'assassinat de Jovenel Moïse : Le comportement des acteurs politiques

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Le pays est dans une ère d'instabilité. Le vide institutionnel après la mort de Jovenel Moïse, la caducité du Parlement haïtien, la mort du président de la cour de cassation et la caducité du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ), empêchent la continuité de l'État et du service public dans les conditions pévues par la Constitution.

Si pour le Premier ministre a.i Claude Joseph, le pays est sur contrôle et qu'il peut assurer la continuité de l'État, du côté des acteurs politiques, les avis sont partagés.

Seuls les dix sénateurs siégeant actuellement au Parlement jouissent d'une légitimité, a précisé Evans Paul, participant à une émission radiophonique sur une station de la capitale. Cependant, l'ancien Premier ministre souligne que ces parlementaires ne peuvent prendre aucune décision pour le pays vu que la Constitution prévoit une Assemblée nationale constituée de 30 sénateurs et d'une chambre de députés fonctionnelle.

En fait, la résolution prise par le reste du Sénat est appuyée par plusieurs partis politiques du pays. Cette résolution rejette Claude Joseph comme Premier ministre, soutient Ariel Henry et promet Joseph Lambert comme président provisoire, devant assurer la continuité de l'État, entrer en consultation avec les divers secteurs de la vie nationale pour mettre en place un gouvernement d'entente nationale.

L'élu du Sud-Est étant président, devrait aussi organiser les élections et favoriser une transmission démocratique du pouvoir. Des 10 sénateurs, Wanique Pierre et Patrice Dumont se sont abstenus de voter cette résolution bénéficiant de l'onction de leurs pairs.

Plusieurs partis politiques ont emboîté le pas à ces élus
qui font choix du sénateur Joseph Lambert comme président provisoire de la République. Il s'agit, entre autres, de : Inite, Direction politique de l'opposition démocratique (DIPRID), Viv Ayiti, Lòd Demokratik, Fusion des sociaux démovrates, Émergence Démocratique, Parti haitien tèt kale (PHTK).

Madame Edmond Supplice Beauzile dit tout haut ce que certains pensent tout bas.« Claude Joseph n’a ni la légitimité ni l’autorité pour permettre au pays de parvenir à un accord politique vers un véritable gouvernement de consensus », a soutenu l’ancienne sénatrice Edmonde Supplice Beauzile, qui intervenait vendredi sur une radio de la capitale.

Pour une transition après Jovenel Moise, divers fragments de l'opposition sont déjà en désaccord.

Madame Helen La Lime, représentante de la mission des Nations unies en Haïti, s'est exprimée à ce sujet et a déclaré que Claude Joseph doit assurer les rênes du pouvoir jusqu'à l'organisation des élections. C'est sans compter sur les déclarations du Premier ministre nommé Ariel Henry qui souhaite que les cartes soient redistribuées.

Chaque acteur tente de rallier de son côté la communauté internationale, notamment l'assentiment des États-Unis d'Amérique. Des discussions ont eu lieu en ce sens.

Depuis le jour de l'assassinat du chef de l'État, on sent l'inquiétude de la population qui craint le pire face à cette volonté de remplacer Jovenel Moïse pour être au timon des affaires. Un calme apparent règne. Tout le monde attend. On attend avec patience et en s'interrogeant qui va diriger le pays après Jovenel Moïse ? Personne ne sait encore.

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Oberde Charles

Rédacteur

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