Le Premier ministre Ariel Henry, contesté au départ, est aujourd'hui le chef du gouvernement. Ses diverses rencontres avec des acteurs politiques et de la société civile ne rendent, jusqu'à date, son pouvoir moins fragile que précaire. Quel sera son sort en tant que Premier ministre ?
La réalisation des élections est pour l'instant le grand défi auquel il doit faire façe. Cette responsabilité colporte d'autres difficultés à résoudre, comme l'insécurité.
Le vide institutionnel occasionné par l'assassinat du président Jovenel Moïse constitue déjà le grand dilemme du gouvernement d'Ariel Henry. Il doit prendre ses décisions avec la sagesse d'un Premier ministre sans pour autant omettre d'agir comme un chef d'État.
Comme leçon de vie, la contestation du secrétaire général du conseil des ministres, Renald Lubérice face à la décision du Premier ministre sur le retrait du décret créant l'agence nationale d'intelligence (ANI) est le tout premier acte qui démontre clairement les limites de l'influence du chef du gouvernement sur son cabinet. Une bataille perdue face à un politique qu'on devrait remettre en question le titre car il n'y a plus de président, il ne devrait plus exister de conseil des ministres.
La réaction des partisans de l'ancien président au cabinet ministériel, favorisent une continuité de l'ère Moïse et annonce beaucoup de contrainte pour Ariel Henry dans ses prochaines décisions. Du moi s, s'il veut prendre des distances avec les décisions prises par celui qui l'avait nommé.
Mis à part des élections, l'une des grandes préoccupations de l'heure, c'est la sécurité générale du pays. La présidence de la première séance du Conseil supérieur de la police nationale par Henry doit conduire à des mesures rétablissant l'ordre, la securité.
Le dossier de l'assassinat de Jovenel Moïse est préoccupant. Au même titre que d'autres dossiers brulants, dont on n'en parle plus. Alors, comment conduire un peuple aux urnes, pendant que la chambre du premier citoyen de la nation peut être livré aux bandits sans que les auteurs intellectuels et les complices ne soient réellement inquiétés ? Comment aller aux élections si le passage à Martissant est encore dangereux pour quatre départements du pays ? À cela s'ajoute les affrontements armées à Cité Soleil, cette semaine.
Le rétablissement de l'ordre et de la paix pour redonner confiance à la population et les inviter dans les comices, est plus que nécessaire.
Le faible niveau d'achat par rapport à l'inflation et les déficits économiques doivent être pris en compte. Pour la sûreté de son gouvernement, Ariel Henry doit davantage créer la stabilité s'il veut être appliqué et pragmatique. Ainsi, dialoguer avec les acteurs ne suffit pas. Résoudre convenablement les problèmes d'insécurité - au sens large et spécifique - est essentiel pour son avenir.
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