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Haiti/ Société

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Le travail des femmes de ménages, un métier de l’oubli.

En visitant facebook, j'ai pu remarquer qu'un internaute rendait hommage à un métier noble que la population a souvent tendance à oublier: Les femmes de ménages.

Ces femmes de ménages qui sont souvent marginalisées en les appellant "fanm andeyò" font tout pour garder des maisons propres. Elles repassent, elles nettoient, elles préparent à manger et occupent même des enfants.

Marie- Ange, femme de ménages depuis tantôt 20 ans se confie à ExodeNews.

"Je viens de la ville de Jérémie, j'ai maintenant 46 ans, depuis l'âge de 18 ans je travaille comme femme de ménages (bonne ou servante).

Je suis la responsable de maison de mes pratrons depuis tantôt 10 ans. Pour mes patrons, je suis comme une mère, cependant pour leurs enfants qui sont nés sous mes yeux je suis leur pire cauchemar. Je m'y suis habitué car c'est ma vie, parce qu’à cotés des mépris et d'injures, sous prétexte de manque de qualification ,je dois, à mon tour entretenir ma famille.

Se plaignant de la précarité de son emploi, elle confie《au début tu es choyée et ensuite c'est le tourment total.》 Certains patrons négocient en précisant la nature du travail, une fois embauchée, on se rend compte qu'il y a beaucoup plus de travaux à faire que prévu. Dans ces situations, on est obligée d'accepter, sinon d'autres personnes saisiront l'affaire, relate Marie-Ange avec une voix déçue.

Le témoignage de Marie-Ange nous pousse à comprendre qu'en Haïti les travailleuses domestiques sont une catégorie de personnes vachement exploitées au sein de la société haïtienne. Dans la majorité des cas, elles ne jouissent pas de leur droit au congé, au bonus et à un salaire adapté aux exigences de la vie. Et ce, malgré tous les efforts dits déployés par le conseil superieur des salaires qui, dans son dernier rapport avait fixé à 250 gourdes par jour le salaire minimum de cette frange d'employées.

Au delà des differents points de vues, il y a une chose à déplorer: les conditions de vies des bonnes ou femmes de ménages laissent à désirer que les gens font ce qu'ils veulent de nous, explique Gisèle ainsi connue qui travaille comme servante depuis 5 ans.

N'ont-elles pas aussi des droits ?

En parlant de droit.
Que dit la Constitution haïtienne à l’égard de ces personnes?

En tout cas, par méconnaissance de leurs droits et craintes de perdre leur travail, les bonnes en sont réduites à se taire, à accepter les conditions dans lesquelles elles évoluent, sinon elles perdront tout. Et quid de leurs familles dans ce cas?

ExodeNews est là pour vous informer!

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Ludmila Modeline MARC

Communicatrice

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