Port-au-Prince, 25 septembre 2026. Le Ministère de la Planification et de la Coopération Externe (MPCE) a clôturé vendredi sa série de discussions consacrées à la revue du portefeuille des programmes et projets à financement externe pour l’exercice 2025-2026. Lancé le 18 septembre, cet exercice a réuni les autorités haïtiennes, les partenaires techniques et financiers ainsi que plusieurs institutions publiques autour de l’état d’avancement des projets en cours.
Après cinq jours d’échanges, les participants ont examiné les niveaux d’exécution des différents projets, les difficultés rencontrées et les mesures à prendre pour améliorer leur mise en œuvre. La France, le Canada, la Banque interaméricaine de développement, la Banque mondiale, l’Espagne, la Suisse, l’Union européenne, le Japon, l’OEA, Cuba, le Mexique et l’Équipe pays des Nations Unies en Haïti ont notamment pris part aux discussions.
De retour à Port-au-Prince après une tournée de plusieurs jours dans le Grand Sud, la ministre de la Planification et de la Coopération externe, Sandra Paulemon, a participé à la séance de clôture. Elle a souligné l’importance des échanges avec les partenaires et présenté les principaux chiffres issus de la revue.
Le portefeuille actif examiné représente 364,75 milliards de gourdes répartis sur 112 projets. Le taux de décaissement s’établit à 38,74 %, laissant plus de 223 milliards de gourdes à mobiliser.
Pour Sandra Paulemon, ces montants doivent se traduire par des résultats concrets pour la population. Elle a notamment cité les infrastructures routières, les écoles, les centres de santé, les systèmes d’eau potable et la création d’emplois.
La ministre a également établi un lien entre les besoins identifiés lors de ses différentes tournées départementales et les discussions menées avec les partenaires internationaux. Elle a insisté sur la nécessité de financer des projets visibles et adaptés aux attentes des populations.
« Haïti ne veut pas être seulement le lieu d’exécution des projets. Haïti veut en être l’acteur principal, dans leur définition, leur orientation et leur suivi-évaluation », a déclaré Sandra Paulemon.
Avant l’intervention de la ministre, le directeur général du MPCE, Guy Roméro Latry, avait insisté sur l’importance de disposer de données fiables et disponibles à temps. Il a également appelé à maintenir un dialogue régulier entre l’État et ses partenaires afin de mieux aligner la coopération internationale sur les priorités nationales.
La directrice de la Direction de la Coopération externe, Yvrose Guerrier, a pour sa part présenté la revue de portefeuille comme un outil de coordination, de gestion et de suivi de l’aide externe au développement. Elle a souligné son rôle dans l’identification des contraintes et des enseignements liés à l’exécution des projets.
Les délégations du Mexique et de Cuba ont présenté leurs interventions dans plusieurs secteurs, dont la formation professionnelle, la santé communautaire, l’agriculture, l’énergie, le sport, la gouvernance, la culture et l’aide humanitaire. L’Équipe pays des Nations Unies a également fait le point sur ses projets dans les domaines de la gouvernance, de la justice, des droits humains, des services sociaux, de l’environnement, de la réduction des risques et du développement territorial.
Le MPCE prévoit désormais de produire une synthèse des conclusions de cette revue ainsi qu’un plan d’action. Le suivi devrait être assuré à travers le Comité d’efficacité de l’aide, les Tables sectorielles et thématiques et les Tables départementales de concertation.
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