Si le droit à la vie est considérée comme inaliénable à la personne humaine, chez nous, en Haïti, de nombreux véhicules du transport en commun mettent en péril la sécurité publique la vie de milliers de gens en danger. Pour certains, ils sont responsables de la mort et de l'amputation de plusieurs individus.
En effet, dans ses rapports, l'organisation Stop Accident (Service techniques et d'opérations pour pallier aux accidents) estime que ces faits susmentionnés sont souvent liés aux mauvais assainissements des routes, le manque de formation et le mauvais comportement des conducteurs, ainsi que le manque d'éducation des piétons. Mais l'organisme indexe surtout le mauvais état des véhicules arpentant la voie publique.
À travers le monde, le nombre des accidents tuent des millions de personnes chaque année, soit environ 1.35 millions par an, suivant un rapport de l'OMS sur la sécurité routière publié en 2018. D'un milieu à l'autre, les faits peuvent varier et résulter de diverses causes. En France par exemple, c'est souvent les cas d'éxcès de vitesse ou l'usage abusif d'alcool au volant qui justifient les accidents.
Contrairement à l'ancienne république Gauloise, en Haïti, aucune disposition et structure fiable ne sont encore mises en place pour la gestion du transport en commun, moyen le plus utilisé par la population pour vaquer aux diverses activités quotidiennes. " Ici, nous trouvons des chauffeurs sans expérience et sans aucune formation adéquate qui disposent d'un permis de conduire, délivré dans le racket, empruntant les routes sans pouvoir prendre soin de leurs véhicules ", critique un passager.
À Port-au-Prince comme dans le villes de province, des véhicules mal entretenus sont souvent constatés à travers les rues. À ce sujet, Leo, un conducteur de tap-tap qui assure depuis 2007 le trajet Pétion-Ville à Desiré, considère que ses moyens ne lui permettent pas de réaliser les divers travaux que lui exige son véhicule, un vieux pick-up de marque Toyota, année 96.
Rester prudent durant les trajets, prier le Bon-Dieu constitue la formule magique pour passer ses journées. Par contre, Monica, une victime d'accident de circulation explique qu'en 2012, sur l'autoroute de Delmas, une camionette de transport l'a percuté parce que le conducteur avait complètement perdu le contrôle. Suivant ses propos, ce jour-là qui reste incarner dans sa mémoire, est l'un des pires moments qui l'éffraie à
jamais, notamment lorsqu'elle se trouve dans les rues.
Alors, entre ignorance et irresponsabilité, jusqu'à date, aucune mésure de vérification n'est encore mise en place part les autorités concernées pour sanctionner les propriétaires des véhicules usagés sur les routes en Haiti.
Par ailleurs, suivant les derniers rapports de l'organisation Stop Accident, les cas d'accident de circulation ne cesse de faire des victimes et ça devient comme une épidémie en raison du nombre de morts causés. Suivant les propos de Madame Cassandra Jean Francois, directrice éxécutive de ladite organisation, ils ont enregistré 24 accidents du 31 mai au 6 juin 2021, sur tout le territoire national. Insistant sur un processus de responsabilité de tous les secteurs concernés, Mme Jean-Francois appelle la population à la vigilance et à la courtoisie.
Elle recommande à l'État de mettre sur place un service de surveillance systématique, accompagné d'un service de supervision pour une meilleure conduite des véhicules et la protection des vies à travers les différentes rues du pays.
Exodenews est là pour vous informer!








































