Sous le leadership du coordonnateur du Collectif des Citoyens du Secteur Informel et des petites Entreprises d'Haïti, Mondésir Boileau Junior, des travailleurs du secteur informel ont organisé, le mardi 25 août 2026, une nouvelle mobilisation à Port-au-Prince. Leur principale revendication porte sur l’octroi d’un soutien d’urgence aux familles confrontées aux conséquences économiques de l’insécurité.
À l’approche de la rentrée scolaire du 7 septembre, les manifestants veulent attirer l’attention des autorités sur la situation des petits commerçants, marchandes, vendeurs ambulants et autres travailleurs dont les activités ont été fortement perturbées par les violences et les déplacements de population.
La mobilisation a notamment conduit les protestataires au Champ de Mars et devant le Ministère de la Justice et de la Sécurité publique. À travers leurs pancartes et leurs slogans, ils ont dénoncé la dégradation de leurs conditions de travail et l’absence, selon eux, de mesures adaptées à l’ampleur de la crise.
Mondésir Boileau Junior et les autres responsables du mouvement demandent à l’État de mettre en place un mécanisme d’accompagnement destiné aux travailleurs ayant perdu leurs sources de revenus. Ils réclament également des actions concrètes pour rétablir la sécurité dans les zones commerciales et permettre aux activités économiques de reprendre.
Pour les membres du collectif, la rentrée scolaire constitue une échéance particulièrement difficile. De nombreuses familles doivent financer les frais de scolarité, les uniformes, les fournitures et les autres dépenses scolaires alors que leurs revenus ont fortement diminué.
Les responsables de la mobilisation dénoncent aussi les difficultés de circulation sur plusieurs axes stratégiques du pays. Ces blocages compliquent l’approvisionnement des marchés et augmentent les coûts liés au transport des marchandises, avec des conséquences directes sur les petits commerçants et les consommateurs.
Le Collectif Citoyen du Secteur Informel affirme avoir déjà entrepris plusieurs démarches auprès des autorités. Il considère cette nouvelle mobilisation comme un signal supplémentaire adressé au gouvernement de transition.
Les organisateurs demandent au Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé et aux responsables concernés de prendre des mesures avant la rentrée du 7 septembre. Ils estiment qu’une réponse rapide permettrait à de nombreuses familles de mieux affronter cette période et d’éviter une aggravation de la crise sociale.
Le collectif annonce enfin qu’il pourrait intensifier ses actions si ses revendications restent sans réponse. Une paralysie des activités informelles à Port-au-Prince figure parmi les options évoquées par les organisateurs.
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